BPI Centre Pompidou 1

Jacques Tati / Mon Oncle

Printemps 2009
Cycle de conférences Regard Critique 
Présentation Catherine Blangonnet et Roger Rotmann
La Part sonore du cinéma

Les territoires sonores du cinéma, la diversité des constructions.

C’est par le croisement du regard et de l’écoute que la question « comment le son au cinéma ? » va chercher ses réponses. Des singularités d’expressions engagées par quelques cinéastes tout au long de l’histoire du cinéma nous amènent d’emblée à nous pencher sur la question de la forme sonore. Il ne s’agit pas bien sûr d’établir des classements, car chaque film révèle la spécificité de sa propre forme, mais de dénouer les liens tissés entre le contenu du projet et la part sonore qui le travaille. Le son se tient le plus souvent si caché que l’on ne perçoit pas le rôle fondamental qu’il tient dans l’œuvre toute entière. Le paradoxe est qu’il n’y ait pas d’historicité agissante. Pour chaque film, la question sonore, quand elle est abordée, repart de son point zéro. L’« invisibilité » de la puissance décisive du son et son absence d’enseignement tant historique qu’esthétique donné aux décideurs (réalisation et production) maintient le son dans sa seule considération technique. Cela a pour conséquence d’entretenir la séparation qui pèse sur le cinéma depuis de nombreuses années (Jean Cocteau s’en plaignait déjà ans les années 30 !).

Si ici chaque film est une exception, ce n’est pas comme objet construit pour le son, cela ne fait pas sens, du moins pour le moment encore, mais parce que ces cinéastes, pour ce projet précis ont eu  besoin d’aller jusqu’au son pour atteindre leur expression. Car le son ne travaille jamais à son propre profit. Héros de la clandestinité, il s’agit aussi ici de lui rendre l’hommage qui lui revient.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.